OM SYSTEM PEN : un déballage agréable, une première prise en main moins simple que prévu
Après les vingt-sept jours d’attente pour récupérer mon OM SYSTEM PEN commandé à la Fnac, j’avais envie de passer à quelque chose de plus agréable : ouvrir la boîte et découvrir l’appareil.
Ce billet n’est pas un test. Je n’ai pas encore suffisamment utilisé le PEN pour juger ses images ou ses performances. Il raconte ce qui précède : le déballage, la mise en route, les premiers réglages et quelques découvertes qui donnent déjà une idée de la relation que l’on va avoir avec ce boîtier.
Une boîte sobre, qui s’ouvre sans complications
L’emballage est un carton brut imprimé. Pas de boîte luxueuse ni de présentation spectaculaire, mais l’intérieur est bien conçu. On ouvre, on retire les documents, on accède au matériel : tout se fait naturellement, sans avoir à comprendre comment démonter l’emballage.

Une présentation sobre, dans un carton brut imprimé.
Cette simplicité me plaît. Elle donne le sentiment qu’un effort a été fait pour limiter l’emballage, même si je ne peux évidemment pas en tirer un bilan écologique. L’expérience est correcte et agréable, sans atteindre le soin apporté au déballage d’un produit Apple.
La première chose que l’on découvre n’est toutefois pas l’appareil. Ce sont les documents.
Beaucoup de papier, peu d’explications
Un petit livret accompagne l’objectif M.Zuiko Digital 14–42 mm ƒ/3,5–5,6 III. Celui de l’appareil est nettement plus imposant : environ 450 pages, réparties entre 29 langues.
Cela pourrait laisser espérer une documentation complète. En réalité, seules seize pages sont en français, et elles expliquent très peu de choses. Pour comprendre les menus, les boutons et les réglages, il faudra chercher ailleurs.

Un gros livret, mais seulement une petite partie pour découvrir l’appareil en français.
Le manuel complet en français est disponible en ligne. C’est donc vers lui que je me suis tourné pour poursuivre la découverte.
Avec les notices, on trouve aussi une carte de garantie et un encart publicitaire pour les objectifs de la gamme, accompagné d’un code promotionnel de 25 euros. Au regard du prix des objectifs, ce n’est pas énorme, mais c’est toujours bon à prendre.
Tout est prêt… sauf la batterie
Sous les documents se trouvent le boîtier, l’objectif, une sangle assez basique et la batterie. Dans mon exemplaire, pas de chargeur, pas de câble USB pour la recharge et pas de carte SD.
Je monte l’objectif, installe la courroie, ajoute une carte SD et insère la batterie. L’appareil s’allume. Il faut d’abord sélectionner la langue, puis régler la date, l’heure et le fuseau horaire.

Objectif et sangle en place : les premières manipulations peuvent commencer.
Et la découverte s’arrête presque aussitôt : la batterie n’est pas suffisamment chargée pour continuer.
J’ai l’habitude, avec les produits Apple que j’ai achetés, de pouvoir commencer à les utiliser dès l’ouverture. Ici, il faut d’abord trouver une alimentation USB et un câble USB-C. Il faut compter environ trois heures pour une charge complète, avec une durée qui dépend notamment de l’alimentation utilisée.
Ce n’est pas dramatique. Mais après l’attente de la livraison, cette nouvelle pause n’est pas exactement ce dont j’avais envie.
Le chargeur à 69 euros qui demande encore des accessoires
L’absence de chargeur m’a conduit à regarder l’offre d’OM SYSTEM. Et là, la déception est devenue de l’agacement.
Le BCS-7 est présenté sur le site de la marque comme un chargeur de batterie, à 69 euros. Seulement, il est vendu sans câble ni adaptateur secteur.
Avec les tarifs que j’ai relevés, il faut ajouter 24,90 euros pour le câble CB-USB13 et 49,90 euros pour l’adaptateur USB-AC F-7AC. L’ensemble complet atteint donc 143,80 euros pour charger la batterie à l’extérieur de l’appareil.
Le BCS-7 est vendu seul, sans câble ni alimentation USB. En l’état, il ne vous permettra de charger aucune batterie. Pour 69 euros, vous obtenez un socle de charge qu’il faut encore équiper pour pouvoir l’utiliser, et non un ensemble prêt à être branché sur une prise secteur.
C’est cette distinction qui devrait être immédiatement évidente sur la fiche commerciale. Le titre met en avant un chargeur à 69 euros ; le client doit ensuite comprendre qu’il lui manque encore de quoi l’alimenter. Je trouve cette présentation trompeuse.
Et même sans acheter les accessoires supplémentaires, 69 euros pour ce petit socle me paraît prohibitif. À ce prix-là, devoir encore fournir le câble et l’alimentation pour pouvoir l’utiliser est difficile à accepter.
On peut réutiliser un câble et une alimentation compatibles que l’on possède déjà. Très bien. Mais cet argument ne règle ni la question du prix du socle ni celle de la clarté de l’offre. Après l’achat d’un appareil neuf, cette accumulation donne surtout le sentiment que chaque accessoire est une occasion de faire repasser le client à la caisse. Ce n’est pas une bonne manière de construire la confiance.
Les premières commandes : une molette ferme et beaucoup d’options
Une fois la question de la recharge réglée, je peux enfin regarder autre chose que l’emballage et les accessoires.
La molette qui sert à allumer l’appareil et à choisir entre photo et vidéo est dure à tourner. Je retrouve ce que j’avais lu dans les tests consultés. Personnellement, cela ne me dérange pas : je le constate, sans que ce soit un problème pour mon usage à ce stade.
À la prise de vue, j’ai aussi l’impression d’entendre un petit bruit qui rappelle l’avancement de la pellicule sur un appareil argentique. Je ne sais pas encore s’il s’agit d’un effet sonore volontaire ou simplement du bruit de fonctionnement du boîtier, mais cette ressemblance m’a intrigué.
Ce qui me frappe davantage, c’est l’abondance des possibilités. Modes scène, automatismes, HDR, multi-exposition… À la lecture du manuel et pendant les premières manipulations, j’ai le sentiment de découvrir énormément d’options.
Je suis pourtant habitué aux nombreux réglages de mon Canon R6. Mais ici, il va falloir faire le tri entre ce qui me sera réellement utile et ce qui restera probablement dans les menus.
Cette profusion me donne aussi l’impression d’un appareil pensé pour accompagner le passage du smartphone à un premier boîtier : beaucoup de choix et de fonctions pour essayer différentes façons de produire une image. C’est ma première lecture de l’appareil, pas encore un jugement sur l’intérêt de chacune de ces fonctions.
Le viseur, l’écran et mes réglages habituels
Le viseur me paraît de moins bonne qualité que celui de mon Canon R6. Je le remarque immédiatement, mais je ne prétends pas en faire ici une comparaison technique.
L’écran me semble correct. Il faudra voir ce qu’il donne dans les conditions réelles d’utilisation.

Les commandes arrière et l’écran déployé pendant la découverte du boîtier.
Autre petite déception : les deux modes personnalisés. J’aime disposer de trois configurations, pour le portrait, l’action et le paysage. Je garderai donc Portrait et Paysage, et me passerai de mon raccourci Action.
Ce n’est pas une limitation qui m’empêchera de photographier des sujets en mouvement. Mais retrouver ses habitudes sur un nouvel appareil compte aussi dans le confort d’utilisation.
Quelques bonnes raisons de poursuivre la découverte
Au milieu des fonctions proposées, le mode Pro Capture retient mon attention. Il me semble intéressant pour ma pratique, mais je dois encore l’essayer. Pour le moment, je préfère en rester là plutôt que lui attribuer des qualités que je n’ai pas constatées.
La connexion Wi-Fi avec l’application dédiée m’a, en revanche, laissé une bonne première impression. Le parcours me semble plus facile, plus convivial et plus utilisable en pratique que l’équivalent sur mon Canon.
Il reste aussi des questions à éclaircir. J’ai notamment l’impression que la sensibilité ISO native est de 200 ISO, sans avoir trouvé de confirmation dans la documentation pour le moment. Je garde donc ce point à vérifier plutôt que d’en faire une caractéristique acquise.
OM Workspace ajoute encore quelques étapes
La découverte ne se limite pas au boîtier. L’enregistrement en ligne m’a paru un peu pénible, et le téléchargement d’OM Workspace n’a pas amélioré cette impression.
Il faut d’abord trouver la bonne page. Ensuite, le parcours que j’ai rencontré impose de saisir le numéro de série de l’appareil. Le champ n’étant pas particulièrement visible, j’ai dû chercher un peu avant de comprendre où le renseigner.
Je trouve cette obligation détestable. Pour télécharger un logiciel destiné à accompagner l’appareil que je viens d’acheter, j’aimerais un accès simple, pas une étape supplémentaire.
Enfin, la version téléchargée demande une mise à jour dès le premier lancement. Après avoir cherché la page, saisi le numéro de série et installé le logiciel, on repart donc pour une mise à jour.
Pris séparément, aucun de ces obstacles n’est insurmontable. Mis bout à bout, ils rendent les premiers instants avec l’appareil moins agréables qu’ils pourraient l’être.
Il est temps de sortir des menus
Cette première prise en main me laisse une impression mitigée. L’emballage est sobre et bien conçu, certaines fonctions donnent envie d’aller plus loin et la connexion avec le téléphone semble prometteuse.
Mais la documentation papier, la recharge et le parcours logiciel ajoutent des frictions dont je me serais volontiers passé. La politique tarifaire des accessoires, surtout, laisse un goût désagréable.
Je n’ai pas encore de verdict sur l’OM SYSTEM PEN en tant qu’appareil photo. Pour cela, il faut maintenant quitter le manuel, choisir quelques réglages et aller photographier. C’est à l’usage que je verrai ce qui compte vraiment — et ce que je peux tranquillement oublier dans les menus.